Quand l'amour se fait violence.

Je me souviens de ce sourire pour lequel j'ai craquée,
Et ce regard si noir et profond dans lequel je me suis laissée entraînée,
Je me souviens de la première fois où il m'a saisit la main, me guidant dans des pas endiablés;
Il avait une façon douce et rassurante de me montrer que dans son monde, j'étais l'invitée...

Il avait le sourire facile et une légèreté de vivre en apparence qui pansait mes peines,
Et autour de lui, une aura m'apaisait, si bien que des hommes j'en oubliais ma haine.

C'est dans ses bras que pour la première fois je me suis sentie invulnérable,
D'une femme fragile il avait su dompter mes peurs, et faire de moi quelqu'un de redoutable,
J'ai cru alors que la force des hommes ne contribuait pas qu'à détruire,
Et je me suis laissée entendre qu'il ne me ferait jamais souffrir.

Ses mains si délicates estompaient sur ma peau un souvenir imprégné,
Il recouvrait mon coeur d'une innocence trop souvent volée,
Je sentais ses bras autour de moi devenir une muraille qui me protégerait du mal,
Avec lui j'oubliais enfin les nuits trop froides, et les journées trop pâles.

Un rêve éveillé, où j'aurais peut-être dû garder les yeux clos,
Puisque la réalité souvent prend le relais bien trop tôt...

Pourquoi les hommes se montrent-ils si durs, quand on les croit si tendres...


Quand avec le temps les gestes doux deviennent plus autoritaires, quand les mots d'amours deviennent des jets de pierres...
Quand l'amour se fait violence.

# Posté le jeudi 17 décembre 2009 14:58

Modifié le jeudi 17 décembre 2009 15:33

On renoue comme on défait...

On renoue comme on défait...
Si je m'écoutais, je m'en irais.

Avec pour seuls bagages quelques photos rangées dans le fond d'un tiroir. J'emmènerais le souvenir de quelques visages, pour que le temps n'efface pas leurs traits de ma mémoire. Je les regarderais, les soirs où il faudra réchauffer mon c½ur, trop lourd de regrets.

Un peu spéciale, je m'enivre de solitude au plus les années passent. Je n'ai que le silence à la bouche, et si pour certains il est pesant, pour moi il est pur. Sans mots, je peux rester des heures à savourer l'instant ; je crois que les sens me suffisent à apprécier.
Le silence est pour beaucoup symbole de mal-être ; l'amour ne comprend pas le manque de paroles, un manque qui n'est pourtant pas faute de sentiments.

J'ai une partie de moi qui rêve de solitude, quand l'autre rêve d'étreinte. Je vais et je viens, des allers retours, des déchirements entre deux pôles.
J'apprécie la présence, le toucher, le sourire, mais c'est plus fort que moi.
J'aime me retirer au calme, perdue comme à l'autre bout du monde, sans rien ni personne, avec au bout des doigts une nuée de rêves...
Douce étreinte que la solitude m'apporte, quand la foule me piétine de trop de ressentiments...
Attirée, comme un appel, à soigner un mal être obscur...

De la confiance j'en ai donné, de l'amour aussi, pardonner j'ai su le faire ; et même à tort, j'ai toujours laissé de nombreuses chances à portée de main, j'ai même su pousser les limites de ma patience. Et malgré ça, j'en viens toujours avec une certaine aversion pour l'espèce humaine...

Si je m'écoutais, je m'en irais. Sans prévenir, sans prévoir, sans mots, ni excuses. D'une seconde à l'autre.

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 19:25

Un sommeil destructeur.

Non, je ne suis pas morte. Bien que je ne suis pas très vive non plus, mais suffisamment pour vous écrire encore.
Le temps passe, à une allure folle, je n'ai pourtant que 19 ans ; et les jours s'envolent avec un sentiment de déjà-vu.
Et j'ai encore des tas de choses à apprendre, je n'ai pas encore fait le tour du monde, mais je connais les impasses par coeur.

C'est étonnant, je n'ai jamais eu peur de mourir, seulement de ne pas savoir vivre à temps.

La vie est tout, tout ce qui est à la frontière de ma peau. Cela fait peut-être trois ans, que le désespoir s'amuse à éteindre les feux qui m'exaltent. Je n'ai plus de rêves, plus d'illusions, je ne fais que vivre la réalité à l'état brut.
Celle qui vous offre l'indifférence comme seule armure.

La vie n'est plus, et même si j'avance encore, que mon coeur ne cesse de battre. Dites moi quel artifice me tient encore éveillée ici ?
Expliquez moi le goût de la vie, quand le vide est notre essence...

J'ai le regard éteint, et c'est souvent l'ennui et le néant que je contemple. Ce qu'ils ne comprennent pas. On ne me croit jamais lorsque je dis ne penser à rien.

"Tu avais les yeux dans le vide, tu pensais forcément à quelque chose, c'est impossible de ne penser à rien..."
"Rien, tu réponds toujours rien... Mais il y a bien quelque chose qui ne va pas..."
"Pourquoi tu ne parles jamais ? Tu n'as jamais rien à dire... J'ai besoin de savoir "

Cela fait longtemps que je n'ai pas écrit, les mots sont difficiles à trouver, mais ils sont peut-être mon seul remède. C'est uniquement ici, que je comble le vide qui me possède.
Desillusi0ns ressuscite, oscillant, avec maladresse.
A la recherche d'un nouvel espoir, sur lequel se raccrocher.

Image : Apri1.

Un sommeil destructeur.

# Posté le jeudi 12 février 2009 08:18